J’ai fait ce week-end la decouverte du Palm Centro. Un petit parcours rapide des fonctionnalités, des améliorations remarquées, mais aussi des petites déceptions.
Commençons par le packaging. Toujours aussi soigné. Le cable de synchronisation est désormais distinct du cable d’alimentation, tant mieux, il gagne en finesse. Malheureusement, je ne comprends toujours pas pourquoi Palm ne nous livre pas un cable de synchronisation auto-alimenté sur prise USB, qui permet de recharger son appareil sans passer par le secteur. C’est quand même insensé de toujours devoir se procurer ce type de cable chez un tiers…
Le Centro est un appareil très agréable à tenir dans sa main. Moins encombrant que mon Treo 650, ses traits sont plus réguliers, et il séduira, je pense, tous ceux que le look talkie-walkie des Palms classiques rebutait jusque là. Dans son habillage noir (le blanc étant réservé aux abonnés Orange Business), il tient parfaitement la comparaison avec les modèles les plus récents des concurrents (RIM, Apple, etc.).
Comme c’est toujours le cas chez Palm, une simple synchronisation rend opérationnel l’appareil. Cela fait du bien de ne pas avoir à saisir de nouveau tous ses contacts et ses rendez-vous, et de pouvoir faire confiance au même logiciel de synchronisation, malgré les trois ans d’âge qui séparent mes deux appareils.

Pour passer vos premiers coups de fil, il vous aura cependant fallu insérer la carte SIM dans le dos de l’appareil, sous la batterie, et c’est là une régression par rapport aux autres appareils: les précédents Treo (650, 600, etc.) permettaient de changer la carte SIM sans rebooter le Smartphone. Avec le Centro, ce n’est plus possible. Chaque changement de puce lors d’un déplacement à l’étranger provoquera un reboot un peu long. Là, franchement, ce n’est pas très bien pensé.
Tant qu’on parle du dos de l’appareil, le Centro accepte une carte d’extension au format microSD. Dur, dur si vous aviez stocké votre cartographie GPS une carte SD, il va falloir débourser quelques euros de plus pour une carte au format adéquat.
Le Centro dispose d’une version récente de Palm OS (version 5.2H), assez stable (juste un reboot en 72 heures…), signé ACCESS. Le bon coté, c’est qu’on n’est pas déstabilisé si on utilise Palm OS depuis plusieurs années. Le mauvais coté, c’est qu’on ne risque pas d’être favorablement surpris dans ce cas…
Et pourtant, si. Le Centro est, pour une fois, équipé d’un tas d’application qu’on devait auparavant télécharger ou installer soi-même. Google Maps est pré-installé, ainsi que Pocket Tunes et Documents To Go, dans des versions récentes. On trouve également le remarquable VoiceDial, qui permet de dicter à voix haute le nom de la personne à appeler. Rien de neuf, en revanche, du côté du mail et du Web: même dans leurs versions les plus récentes, Blazer et VersaMail font figure d’ancêtres.
Après un week-end d’utilisation du Centro, voici donc mon premier bilan:
Les plus:
- Il est plus beau que mon vieux Treo 650!
- L’association de sonneries à un contact ne passe plus par les favoris. Ouf.
- Google Maps de base, et intégré à la recherche de contacts!
- VoiceDial, très ludique!
Les moins:
- Un écran un peu limité en taille…
- L’emplacement de la carte SIM oblige au reboot à chaque changement.
- Le format microSD oblige à abandonenr les précedentes cartes SD.
- La gestion des favoris se fait sur un seul écran. A l’usage, je préférais l’ancien mode, sur plusieurs écrans.
- Le stockage de base: 64Mo, c’est encore peu
- Toujours pas de WiFi, toujours ce foutu format de Jack 2.5mm…
Pour ma part, je dirais que le Centro convient parfaitement à un nouvel acquéreur de SmartPhone, à la recherche d’un appareil stable, capable d’excellentes performances (par opposition à Windows Mobile), et doté d’un écran tactile. En revanche, il n’apporte à peu près rien de significatif aux anciens utilisateurs de Treo 650 ou 680. Il y a donc peu de chances que ceux-ci remplacent leurs anciens appareils par un Centro.
Finalement, le Centro est un modèle via lequel Palm recherche de nouveaux utilisateurs. Et vu comme ma femme s’est mise à logner dessus depuis que je l’ai, je commence à croire que ce pari risqué pourrait porter ses fruits. Rendez-vous dans quelques mois pour un premier bilan des ventes de Centro en France…